Equipe

Ronan Rouanet

Comédien

J’ai commencé le théâtre à Montréal, Canada, lorsque j’avais 12 ans. Tout est parti d’une rencontre avec Julien Blais. C’était le directeur artistique du Collège International Marie de France, où j’étudiais. Il m’a proposé de faire les « ateliers du soir » avec lui, en technique. C’est donc derrière les régies que j’ai pris contact avec cet art. Tout au long de ma première « saison » avec lui, une confiance est née entre nous. Lors du début de l’année suivante, il m’a proposé de passer au plateau. A partir de là, la machine était lancée. Durant les années suivantes au CIMF, je participais tous les projets possibles avec Julien, que ce soit en technique ou en jeu. Au fil du temps, plusieurs professeurs ce sont mis à créer des spectacles ou des ateliers théâtre. J’ai eu la chance de pouvoir tous les faire, et ainsi diversifier mes expériences et mes approches au travail. Grâce à cela, j’ai pu partir à New-York City lors de mon année de première, pour participer aux concours Inter lycée Français. Nous y avons remporté le prix du meilleur Duo, dans une réécriture de L’écume des jours de Boris Vian.

Cette même année, en 2011, je suis rentré en France et je me suis installé à Lyon. J’ai fait ma Terminale L au lycée St Just pour son option lourde de théâtre. C’est alors que j’ai appris qu’en France il existait des écoles supérieures de théatre. A la fin de mon année de Terminale L, je ne me sentais pas prêt pour tenter les concours des grandes écoles. J’ai décidé de continuer ma formation dans des écoles « intermédiaires ». J’ai passé le concours d’entrée du Conservatoire de Lyon et celui d’Arts en Scène, une école privée basée sur Lyon. J’ai été accepté dans cette dernière puis j’y ai suivi le cursus complet de deux ans. Suite à cela, j’ai tenté le concours de l’école supérieure de théâtre de Saint-Étienne, je n’ai pas étais retenu. J’ai donc tenté et réussi à intégrer le COP (cycle d’orientation professionnel) du Conservatoire de Lyon. Cette formation était similaire à ma précédente, à Arts en Scène, vingts heures de cours par semaine environ, et des intervenants qui changent régulièrement. En parallèle, je faisais parti d’une troupe, Nuits humides, créée avec des amis. Nous avons monté plusieurs pièces de Techekov, Jean Genet et Dostoïevski. Cette expérience m’a permis de voir ce que c’était de « gérer » une troupe, de créer en dehors des « institutions », la difficulté de trouver des lieux de reproduction, les problématiques des subventions, des droits d’auteur etc.

A la fin du Conservatoire, j’ai décidé de retenter ma chance dans les écoles supérieures. J’ai passé les concours de Saint-Étienne, du TNB et du CNSAD. J’ai rejoins les bancs du TNB en septembre 2015, et j’en sors cet été 2018. Lors de cette formation, j’ai eu environ quarante intervenants, et j’ai donc eu la chance de me confronter à tout autant de méthodes de travail. La grande force de cette école, viens de la grande diversité des intervenants, et des arts pratiqués. De plus, l’école est au sein du théâtre, donc nous avons eu le chance de rencontrer presque toutes les équipes qui sont passées par le TNB durant nos trois ans de formation, et de voir la majorité des spectacles des trois saisons.

Depuis mes débuts en théâtre, je conserve mon attrait pour le côté technique. Cette pratique est pour moi est complémentaire avec le métier de comédien. L’expérience que m’apporte cet intéressant revers du théâtre m’a toujours été utile et l’est de plus en plus, depuis mes tout débuts, la troupe Nuits humides ou même lors de mes formations. Ces connaissances, m’ont permis de trouver des solutions techniques simples mobilisant de modestes moyens pour installer des mises en scène efficaces lors de divers ateliers (pour nous ou pour aider les intervenants).